Sous ce ciel sombre de couleur écarlate,
Les feuilles tremblent dans la faible brise du vent.
Désormais rien de cela ne peut plus me troubler,
Même cette odeur métallique vibrant dans l'air.
Un éclair déchire les cieux dans un fracas infini,
La lune blanche se reflète en vain dans une mare rougeâtre.
Ma lame maculée de sang brille d'un éclat argenté,
Insensible au carnage je me tiens immobile.
Un craquement sonore retentit dans ce silence pesant,
Une brume de chaleur s'échappe des corps sans vie.
Dans cette atmosphère mélancolique que rien ne peut perturber,
Mes membres se figent dans leur dernier souffle.
Nuage, pluie et foudre tourbillonnent dans le ciel,
L'orage de ta ténébreuse colère naît sous mes yeux.
Est-ce le fruit de ton répit donné au dernier survivant,
Dans un souffle magistral la barrière des esprits se brise.
Vient à moi je t'attends sans aucune peur, ombre maudite,
Mon âme n'est plus, alors prend ce qu'il reste de ma vie.
Laisse libre cour à ta violence enfouie depuis ce jour,
Et sur mon corps déchaîne ta fureur sanguinaire.
Pas un crie, seul le son d'une branche tombant au sol,
Une unique larme de cristal coule dans cet univers pourpre.
L'être reposant au milieu d'une flaque garance,
Rend son dernier soupir, puis enfin s'endort. ...